Inmitten von Protesten kolumbianischer Unternehmer, Bauern und Gewerkschaften ist am 15. Mai das bilaterale Freihandelsabkommen mit den USA in Kraft getreten. Demonstrationen gegen das Abkommen an den öffentlichen Universitäten zwangen die Behörden am 15. Mai zur Schließung der Einrichtungen. Zudem kamen bei einem Bombenanschlag auf einen ehemaligen Innen- und Justizministers zwei Leibwächter ums Leben.
In Mexiko ist offenbar ein Grossreinemachen der Streitkräfte im Gange. In den vergangenen Tagen wurden ranghohe Offiziere unter dem Verdacht der Verwicklung in den Drogenhandel festgenommen. Sie kommen vorübergehend für 40 Tage in Untersuchungshaft unter dem Vorwurf des Organisierten Verbrechens.
Harold Isaac, Webmaster von Radio Kiskeya, unterstreicht in einem Kommentar die Notwendigkeit der Haitianer, sich wieder des Rechts anzueignen, über das eigene Schicksal zu bestimmen. Hier sein Plädoyer (auf Französisch):
Haïti - Cataclysme File-t-on tout droit vers une mise sous tutelle ? La nécessité de reprendre le droit de se prononcer sur notre sort vendredi 15 janvier 2010, Radio Kiskeya
La dévastation est totale. Le gouvernement local semble atomisé. Une bonne partie de l’intelligentsia est soit en deuil ou prise sous les débris. L’aide internationale ne s’embarrasse même plus de consulter les forces vives du pays pour coordonner la distribution de vivres. Haïti est édentée. Or si un plan Marshall devait être adopté, il faudrait bien de la gouvernance locale pour la gérer. Devant la vacance institutionnelle actuelle, force est de conclure que la communauté internationale va vraisemblablement présider à nos destinées de manière beaucoup plus directe qu’auparavant. D’ailleurs, l’idée d’un plan Marshall qui implique inévitablement une dimension bilatérale ou multilatérale ne semble pas faire l’unanimité auprès de plusieurs analystes qui pensent, à tort ou à raison, qu’Haïti n’est plus en mesure de négocier souverainement. Et c’est là qu’un rendez-vous historique est en train de se révéler : Une opportunité exceptionnelle de mobilisation de toutes les forces vives et compétences d’origines ou d’affinités haïtiennes, de l’intérieur et de l’extérieur, pour constituer une alternative fiable de gouvernance. Autrement, nous filons tout droit vers une mise sous tutelle totale. Et nous n’aurons même plus le loisir de nous prononcer sur nos propres destinées. Allons-nous rater ce train ? Harold Isaac